Je me lève sans un bruit. Il est cinq heures. Les enfants dorment, juste à côté. J’ai l’esprit embrumé. Des douleurs dans le dos. Doucement, je me faufile entre les matelas. Ne pas les réveiller. Je vais jusqu’à la cuisine. Je ferme la porte et mets de l’eau à chauffer pour mon thé. En attendant, je me débarbouille dans l’évier. Il pleut. L’humidité suinte tout autour de la fenêtre délabrée. Je me regarde dans la petite glace suspendue au-dessus du robinet. Des cernes noires entourent mes paupières mi-closes.
Dans le placard, au-dessus du riz et des légumes, il y a mes vêtements. Je m’habille en silence. Puis je bois mon thé. Je me faufile de nouveau à travers l’autre pièce, jusqu’à la porte d’entrée. Dehors, le vent souffle. Le jour n’est pas encore levé. Je marche jusqu’à l’arrêt de bus. Trois quarts d’heure plus tard je suis à la station de métro. Je me pelotonne sur un siège, la tête contre la vitre. Je rêve des champs d’oliviers. De la mer si bleue. Du soleil si fort. Plus nous avançons et plus la rame se remplit. Encore neuf stations. Puis un autre bus. Marcher jusqu’à l’entrepôt. Faire la queue avec les autres sous la pluie. Et enfin prendre la marchandise. Revenir. Préparer les paquets. Vers dix huit heures, je reprendrai le bus et le métro. J’aurai revêtu mes plus beaux habits. Elle aura ciré mes chaussures. J’arpenterai les rues animées. Je rentrerai dans les restaurants.
Je suis celui qui vend des roses aux amoureux.
Dans le placard, au-dessus du riz et des légumes, il y a mes vêtements. Je m’habille en silence. Puis je bois mon thé. Je me faufile de nouveau à travers l’autre pièce, jusqu’à la porte d’entrée. Dehors, le vent souffle. Le jour n’est pas encore levé. Je marche jusqu’à l’arrêt de bus. Trois quarts d’heure plus tard je suis à la station de métro. Je me pelotonne sur un siège, la tête contre la vitre. Je rêve des champs d’oliviers. De la mer si bleue. Du soleil si fort. Plus nous avançons et plus la rame se remplit. Encore neuf stations. Puis un autre bus. Marcher jusqu’à l’entrepôt. Faire la queue avec les autres sous la pluie. Et enfin prendre la marchandise. Revenir. Préparer les paquets. Vers dix huit heures, je reprendrai le bus et le métro. J’aurai revêtu mes plus beaux habits. Elle aura ciré mes chaussures. J’arpenterai les rues animées. Je rentrerai dans les restaurants.
Je suis celui qui vend des roses aux amoureux.
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