Je n'arrive plus à contenir les tremblements de ma mâchoire. Je serre. Mais rien n'y fait. Ma gorge se noue encore un peu plus. Je transpire. Le métro arrive, mais quand les portes s'ouvrent, je sais que je ne pourrais pas y monter. Je rentrerais à pied, encore une fois.
Les immeubles, imposants, sombres et gris, m'écrasent. Je marche vite, en automate. Le ciel est bas, blanc et uniforme. Chacun des bruits de la rue résonne en moi différemment, mais douloureusement. J'approche. Je flotte au-dessus de mon corps. Toutes mes pensées m'entraînent vers la peur obsédante que "ça" revienne. La clé dans la porte. Mes mains tremblent.
J'entre et m'assois sur la première chaise, la tête entre les mains. "ça" monte. Mes jambes me font mal. L'étau se resserre. Sur mon ventre d'abord, puis sur mon dos. Mon thorax est bientôt compressé. Mon souffle se fait plus court et mon cœur se débat. Puis voilà la douleur intense, ultime. La sensation de n'être rien. La sensation que tout est rien. Que rien n'a de sens. Ni passé. Ni avenir. Que je m'abîme dans un univers absurde et irréel. Que ma nouvelle réalité est le néant. Plus un son. Ma gorge est à son tour prise dans l'étau. Puis les larmes, chaudes et abondantes. Enfin les spasmes, violents. Mon corps qui lutte contre l'étau. Je suis à genou.
La fatigue tombe d'un seul coup. Je me couche. Mes yeux se ferment doucement. Au-dessus, des enfants rient.
Les immeubles, imposants, sombres et gris, m'écrasent. Je marche vite, en automate. Le ciel est bas, blanc et uniforme. Chacun des bruits de la rue résonne en moi différemment, mais douloureusement. J'approche. Je flotte au-dessus de mon corps. Toutes mes pensées m'entraînent vers la peur obsédante que "ça" revienne. La clé dans la porte. Mes mains tremblent.
J'entre et m'assois sur la première chaise, la tête entre les mains. "ça" monte. Mes jambes me font mal. L'étau se resserre. Sur mon ventre d'abord, puis sur mon dos. Mon thorax est bientôt compressé. Mon souffle se fait plus court et mon cœur se débat. Puis voilà la douleur intense, ultime. La sensation de n'être rien. La sensation que tout est rien. Que rien n'a de sens. Ni passé. Ni avenir. Que je m'abîme dans un univers absurde et irréel. Que ma nouvelle réalité est le néant. Plus un son. Ma gorge est à son tour prise dans l'étau. Puis les larmes, chaudes et abondantes. Enfin les spasmes, violents. Mon corps qui lutte contre l'étau. Je suis à genou.
La fatigue tombe d'un seul coup. Je me couche. Mes yeux se ferment doucement. Au-dessus, des enfants rient.
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