Les nuages formaient une voûte grise. Les arbres penchaient sous les coups de boutoir de bourrasques violentes. Je descendis encore un peu plus le chemin, jusqu’à la plage. De l’autre côté du bras de mer, la forêt dévalait la pente raide et s’abîmait dans les rochers, sur la rive. J’étais en avance. Et un peu nerveux. J’imprimais mes pas dans le sable humide et vierge. Personne.
Mon amie et moi avions eu des « mots », comme l’on dit. Depuis dix ans que nous vivions ensemble, nous ne nous étions jamais disputés de la sorte. J’étais encore rentré tard, un peu éméché. Une fois de trop. Depuis trois jours, je vivais chez un ami. Elle me manquait. Son sourire me manquait. Ses yeux me manquaient. Sa peau me manquait.
J’avais alors eu l’idée de l’inviter à me rejoindre ici, sur cette plage où nous nous étions embrassés la première fois. C’était au printemps. Je l’avais rencontrée quelques jours plus tôt, chez des amis. Toutes les autres avaient disparu l’espace d’un de ses battements de cils. Nous nous étions retrouvés ici même, un soir de Mai, au soleil couchant. Sans même nous dire un mot, nous nous étions embrassés. J’espérais bien que cet instant magique se renouvelle aujourd’hui. Au téléphone, elle m'avait semblée émue par mon attention.
J'observai de nouveau l’autre rive. Le clocher d’une petite église émergeait de la forêt.
En me retournant, quelques instants plus tard, J'ai découvert un sac. Posé sur le sable. Mon sac.
Mon amie et moi avions eu des « mots », comme l’on dit. Depuis dix ans que nous vivions ensemble, nous ne nous étions jamais disputés de la sorte. J’étais encore rentré tard, un peu éméché. Une fois de trop. Depuis trois jours, je vivais chez un ami. Elle me manquait. Son sourire me manquait. Ses yeux me manquaient. Sa peau me manquait.
J’avais alors eu l’idée de l’inviter à me rejoindre ici, sur cette plage où nous nous étions embrassés la première fois. C’était au printemps. Je l’avais rencontrée quelques jours plus tôt, chez des amis. Toutes les autres avaient disparu l’espace d’un de ses battements de cils. Nous nous étions retrouvés ici même, un soir de Mai, au soleil couchant. Sans même nous dire un mot, nous nous étions embrassés. J’espérais bien que cet instant magique se renouvelle aujourd’hui. Au téléphone, elle m'avait semblée émue par mon attention.
J'observai de nouveau l’autre rive. Le clocher d’une petite église émergeait de la forêt.
En me retournant, quelques instants plus tard, J'ai découvert un sac. Posé sur le sable. Mon sac.
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