Ecrire à partir d’un verbe et donner à voir et à sentir.
Courir au point de perdre la maîtrise. Courir au point que le corps semble se disloquer. Courir au point que la tête paraisse prise dans un étau. Courir au point que les poumons s’enflamment.
Je cours à ce moment-là comme un enfant, les larmes aux yeux et les poings serrés. Je cours, débridé, comme si chaque foulée était la dernière. Je cours, débarrassé du mors de la raison. Devant moi, la perspective floue et vibrante du chemin de graviers. Je sens la fraîcheur du soir sur mon front brûlant. Les senteurs printanières s’engouffrent dans mes narines et inondent ma gorge. Mon cœur bouscule ma poitrine et s’y débat avec l’énergie de la bête traquée.
Je sens la sueur perler le long de ma colonne. J’accélère encore. Mes poumons sifflent comme la chaudière d’une locomotive. Mes bras battent l’air, s’accrochant à une corde invisible. Mes genoux souffrent en silence. Je passe le virage. En contrebas, je le vois qui s’éloigne sur sa mobylette jaune. J’accélère encore. Je ne vois plus rien, le regard plein de larmes et de sueur. Plus que quelques mètres. Je m’arrête brusquement, dérape et trébuche. J’ouvre la boîte. Il y a quelque chose, au fond. Je plonge le bras. Une facture. Mais quand me répondras-tu ?
Courir au point de perdre la maîtrise. Courir au point que le corps semble se disloquer. Courir au point que la tête paraisse prise dans un étau. Courir au point que les poumons s’enflamment.
Je cours à ce moment-là comme un enfant, les larmes aux yeux et les poings serrés. Je cours, débridé, comme si chaque foulée était la dernière. Je cours, débarrassé du mors de la raison. Devant moi, la perspective floue et vibrante du chemin de graviers. Je sens la fraîcheur du soir sur mon front brûlant. Les senteurs printanières s’engouffrent dans mes narines et inondent ma gorge. Mon cœur bouscule ma poitrine et s’y débat avec l’énergie de la bête traquée.
Je sens la sueur perler le long de ma colonne. J’accélère encore. Mes poumons sifflent comme la chaudière d’une locomotive. Mes bras battent l’air, s’accrochant à une corde invisible. Mes genoux souffrent en silence. Je passe le virage. En contrebas, je le vois qui s’éloigne sur sa mobylette jaune. J’accélère encore. Je ne vois plus rien, le regard plein de larmes et de sueur. Plus que quelques mètres. Je m’arrête brusquement, dérape et trébuche. J’ouvre la boîte. Il y a quelque chose, au fond. Je plonge le bras. Une facture. Mais quand me répondras-tu ?
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