mardi 26 février 2008

Consigne - le labyrinthe de mon écriture

Le labyrinthe comme métaphore de mon écriture.

Découragé. Découragé parfois par les chemins tortueux et sans fin de mon exercice littéraire. Découragé souvent de ne point entrevoir une issue à mon écriture, qui semble courir inexorablement en me traînant derrière elle. Découragé enfin, lorsque la page blanche s’érige devant moi comme un mur, signifiant le brutal et angoissant inachèvement d’un récit.

La page est un miroir sans reflet. Comme le Minotaure devait errer, couloirs après couloirs, j’erre de page en page. Vierges de signes distinctifs qui pourraient nous distraire, les couloirs comme les pages nous renvoient vers les seuls êtres ici dotés de fantaisie : Nous-mêmes. Et c’est ainsi que je me découvre, page après page, me trompant parfois, reculant souvent.

Où suis-je ? Si la littérature est un monde fini, où puis-je bien me situer ? La prochaine ligne que j’écrirai me rapprochera t’elle de mon but ? Je suis étourdi par cet abîme. Comme le Minotaure ne pouvait rien espérer en arrêtant de marcher, je ne puis cesser d’écrire. Ma plume me sauve du néant.

Mais une force étrange me porte. L’espoir. L’espoir de voir un jour l’horizon se dégager et le ciel s’ouvrir. L’espoir qu’au détour d’une phrase, je vois se dérouler devant moi un paragraphe, puis un chapitre, puis un livre. Mais on ne sort pas par hasard, sans génie, sans avoir épuisé les méandres de ses pensées les plus obscures. Je suis condamné à écrire encore. Tout ce que j’écrirai sera le récit de mon périple dans le dédale de mes sentiments et de mes raisonnements. Et si un jour je trouve l’issue, je pourrais jeter ma plume, car sans questionnement il n’est point de création.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

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